Sacré Coconuts !
21. 12. 2015

2015, t’as vraiment été une drôle d’année. Pourtant, tu avais commencé de la meilleure des façons possibles mais au fil des mois tu t’es révélée douloureuse et âpre dans à peu près tous les aspects de ma vie : la perte d’un ami cher, le deuil amoureux, la frustration de mon incapacité à créer le cocon de douceur bienveillante auquel j’aspire pour mes enfants, la désolation au boulot, les remises en question permanentes, sur tout, l’insécurité, le doute, pour ne parler que de ce qui m’a touchée personnellement.
Oh, bien sûr, tout n’est pas à jeter et je garderai de toi la complicité de plus en plus grande de Quentin et Charlotte, les relations apaisées avec leur père, les nuits à la belle étoile de cet été, les fous rires et les grandes discussions avec les amies, les merveilles sorties de sous mon pied de biche et ce projet pro un peu fou que je m’autorise enfin à laisser mûrir tranquillement… Mais quand même globalement, j’avais bien envie de te classer dans les années de merde et de vite passer à autre chose.

Et puis soudain, dans tes derniers jours, tu m’as fait deux belles surprises, deux cadeaux que je n’attendais pas. Je n’ose pas encore y croire tout à fait mais se pourrait-il que les pièces de mon puzzle soient en train de trouver bon an mal an leur place ? Je ne sais pas ce que tu me réserves 2016 mais bien que 2015 m’ait pas mal rudoyée, j’ai hâte de voir la suite !

 De tous les points de vue, on a bien besoin en ce moment de chaleur et de lumière.
De chaleur lumineuse pour réchauffer les cœurs et les esprits meurtris par cette drôle de fin d’année, par les drames qu’on sait et par d’autres, plus intimes, et de lumière chaleureuse pour tenter de lutter contre la grisaille qui ne s’affiche pas forcément que dans le ciel.

Alors, j’allume les guirlandes, les petites lampes, les bougies et comme ça ne suffisait pas encore, avec les kids, on s’est lancé dans ces petits photophores total récup’ qui nous ont bien plu.

DSC_0696

Encore une fois c’est simplissime, il vous faudra :

Des petits pots en verre

Des chutes de tissu

Du vernis colle

Des ciseaux

Des bougies chauffe-plat

Faut-il vraiment que je donne plus d’explications ?

DSC_0693

DSC_0706

Et maintenant, ces trois petites loupiotes, souvenir d’un joli moment avec les kids, veillent d’une douce et chaude lumière sur nos soirées.

 

09. 11. 2015

Ces soirs-là, ils sont carrément moins funky que ces soirées-là.
Ces soirs-là, ça commence avec une arrivée in extremis à l’école où tu es accompagnée par un début de migraine.
Ces soirs-là, ton grand est fatigué, peine sur ses devoirs et tu dois chercher loin en toi les ressources pour rester zen (t, t, t, t, T-A, ça fait TA, bordel de bite de poney), ça n’arrange pas ton début de migraine.
Ces soirs-là, ta petite ne trouve apparemment pas d’autre moyen que de se rouler par terre en hurlant pour attirer ton attention. Migraine, vous avez dit migraine ?
Ces soirs-là, tu deales une histoire longue contre une mise en pyjama en autonomie. Frappée d’amnésie sévère, tu as oublié que jusqu’à maintenant ça a toujours été un échec. Tu jureras qu’on ne t’y reprendra plus quand, excédée, tu hurleras que le repas est prêt et qu’il est largement temps de se mettre en pyjama.
Ces soirs-là, tu veux te débarrasser de la corvée de vaisselle fissa histoire de bien t’écrouler dès l’extinction des feux. C’eut pu être une bonne idée mais l’autonomie du brossage de dents en parallèle, ça ne fonctionne pas. Non plus. Ta migraine monte d’un nouveau cran.
Ces soir-là, un être étrange (et que tu n’aimerais pas croiser au détour d’une forêt un soir de pleine lune) finit par s’emparer de toi et envoie les gamins au lit après un bisous rapide, sans histoire.
Ces soirs-là, tu as juste envie de pleurer tellement tu te sens en dessous de tout et l’idée qu’il va falloir remettre ça demain fait redoubler tes pleurs.

Ces soirs-là, quand tu retourneras les border avant de te coucher, tu seras émue de retrouver Charlotte dans la même position que quand elle n’était qu’un tout petit bébé et attendrie de voir Quentin serrer fort contre lui ton foulard. Et là, ô miracle de la maternité toujours renouvelé, tu les oublieras, ces soirs-là, juste heureuse de sentir là, tout près de toi, la chair de ta chair, tes biens les plus précieux au monde (je grandiloque, si je veux!). Et demain matin, c’est avec une énergie dont tu ne sais pas trop bien où elle se cachait la veille que tu ouvriras les yeux sur un jour tout neuf.

Bon, il y a aussi ces matins-là, mais ça, c’est une autre histoire.

Mon quetschou,

Toi et moi, en ce moment, c’est loin d’être bleu comme un ciel sans nuage, on passe du gris colère au rose bisous d’amour fou en passant par le jaune fou rire en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Toi et moi, en ce moment, c’est une palette d’émotions plus chamarrée que celle d’un peintre expressionniste. C’est usant, souvent, agaçant aussi mais surtout beau et réjouissant : tu nous apportes, à ton frère et moi, ce petit grain de folie qui rend la vie plus belle et qui n’appartient qu’à toi.

Tu as eu 4 ans cette semaine, et ce grain de folie, j’espère très fort que tu vas réussir à le cultiver comme tu le fais depuis ta naissance et que rien, ni les autres, ni même moi parfois qui me sent dépassée, ne réussiront à te l’enlever.

Happy 4 ma doucette !

DSC_0614

DSC_0615

Cette série de photo prises lors d’un week-end de fin du mois d’août au bord du Tarn n’a rien à voir mais je profite de l’occasion pour la poster ici, ma douce y est tellement lumineuse et je trouve que son côté feu-follet y est particulièrement sensible !

DSC_0623

11. 06. 2015

C’était quelque part au mois de mai. Ta sœur, invitée à un anniversaire, nous a clairement fait comprendre qu’il était temps qu’on s’en aille. Tu as un peu hésité sur le pas de la porte, ça t’aurait bien plu de rester dans cette maison où l’on se sent si bien. Mais non, c’était la matinée des petits. Et puis la promesse de ces quelques heures avec moi, c’était pas mal aussi, ça arrive tellement rarement que tu m’aies pour toi tout seul.

On s’est mis en route pour une petite balade et, du début à la fin, ta main dans la mienne. Mon si grand, mon tout petit.
Les histoires de l’école, les platanes qui ont été coupés, la fête des 6 ans en préparation, les sorties à la ferme, à la piscine… Et toujours ta main dans la mienne.

Et cette semaine, tu as eu 6 ans. J’ai repensé à ce moment totalement dingue où des vagues d’un amour quasi animal m’ont submergée un beau matin de juin et je me suis dis que vraiment j’avais de la chance de t’avoir, j’ai pris le temps de te regarder attentivement, j’ai eu un peu de mal à retrouver dans ton visage qui change les traits de cette toute petite créature qu’on a posée sur moi il y a 6 ans.
Dis, mon si grand, mon tout petit, tu la gardes encore longtemps, hein, ta main dans la mienne ?

6ans

Cette année, j’ai décidé au maximum de limiter les achats pour habiller les enfants. Souci d’économie, stock de tissus à écouler, écœurement de plus en plus marqué envers la société de consommation, plein de raisons petites ou grandes qui me poussent à coudre le maximum de choses pour les enfants cet été. Pour Charlotte, aucun problème, je suis bien équipée en patrons et tissus, pour Quentin, le challenge sera un peu plus grand : le travail d’uniformisation de la cour de récré a déjà bien fait son œuvre et je prévois quelques difficultés à le sortir des sacro-saintes tenues sportives que sont la norme chez les petits gars de son entourage mais je prévois de l’amadouer avec une petite blouse dans un tissu à motif renards qu’il adore et hop, le reste passera tout seul !

J’ai commencé facile avec cette merveilleuse robe issu d’un livre de couture japonaise, le Happy Homemade vol 2 (modèle r) : la patron est simplissime mais le détail des ailettes sur les rondeurs enfantines des épaules de ma dodue me fait complètement fondre.

DSC_0228

DSC_0235

DSC_0206

DSC_0218

Faute de photographe, j’ai raté le précédent look on n’est pas que des mamans mais grâce à l’oeil affuté de Ritalechat, j’ai de belles photos de ma robe fétiche.

robe2

Robe1

Après des mois, voire des années à ne coudre que pour les plus petits, échaudée par un certain nombre de pièces importables, cette robe m’a réconciliée avec la couture pour grandes. Exit les bouquins de couture japonais, place aux patrons indie comme on dit.
Le patron, donc, la robe Sureau de Deer&doe, a été un vrai régal à coudre, je le trouve tellement adapté à ma morphologie qu’il a déjà été décliné plusieurs fois : robe en lainage à manches, top manches courtes à basques… Les explications sont limpides, les finitions soignées, le blog est très riche en pas à pas détaillant les éventuelles difficultés techniques et tutoriels pour ajuster parfaitement les patrons à la morphologie de chacune. Bref, une valeur sûre qu’on risque de recroiser souvent par ici !

robe4

robe3

Robe : modèle Sureau de Deer&Doe en tissu Le bassin des bateaux Fifi Mandirac pour Atelier Brunette
Chaussures : Swedish Hasbeens
Lunettes de soleil : chinées à Emmaüs
Direction artistique : Ritalechat

 

31. 03. 2015

Charlotte a un tempérament pour le moins… volcanique. Avec elle, on n’est jamais dans la demie-mesure. Ses gâtés* sont des gros gâtés, ses blagues sont très drôles, ses réflexions toujours piquantes, sa concentration peut être extrême et ses colères, et bien , elles sont à son image, très intenses.

DSC_0054

Depuis quelques jours semaines, j’ai l’impression d’avoir affaire à une grenade dégoupillée qui peut éclater à n’importe quel moment. Ma première réaction a été de marcher sur des œufs et de prévenir les situations à risque. Pas de bol, le moindre geste du quotidien peut-être un déclencheur. Je me rends compte qu’il serait bien plus efficace de lui apprendre à gérer les émotions négatives qui sont à l’origine de sa colère, principalement la frustration : la frustration de ne pas pouvoir faire ce qu’elle veut quand elle l’a décidé et de ne pas pouvoir faire que ce qu’elle veut (c’est pas un problème qui est sensé se régler plus tôt ?!!). Je suis un peu démunie sur cet axe là.

Le détournement d’attention marche pas trop mal : « Charlotte, on ne peut pas aller voir la voisine (c’est la dealeuse de dessins animés!) maintenant mais en rentrant on va préparer ensemble un gâteau »; encore faut-il que j’ai de mon côté la ressource d’y faire appel.

Et puis parfois la crise éclate, elle se laisse tellement emporter par la violence de ses émotions que je ne peux même pas la toucher pour tenter de la « ramener » par un contact physique bienveillant. Je reste alors à côté d’elle, en lui disant qu’elle peut venir vers moi dès qu’elle en a besoin. Tout se termine par un énorme câlin qui l’apaise et la rassure.

Et puis parfois malheureusement, c’est moi qui éclate… Paraîtrait que les chiens ne font pas des chats.
Je suis un peu perdue par rapport à tout ça alors tous vos conseils et expériences sont plus que bienvenus.

*Charlotte en  vraie péquelette** du sud ne fait pas des câlins mais des gâtés !
**la petite

 

24. 03. 2015

Un petit dernier pour la route parce que après un avant-goût de printemps savoureux, les températures sont reparties flirter avec le bas du thermomètre et pour peu que le mistral se lève, il risque de faire encore vraiment froid. Oui, oui, en Provence, fin mars, il peut faire froid, je me demande pourquoi j’ai quitté ma Lorraine…

hat3

Mais ce bonnet, alors! Une petite bidouille histoire d’utiliser quelques restes de laine, un patron simplissime (un rectangle en jersey, plié en deux avec à quelques centimètres d’un bord, des mailles rabattues sur un rang puis des jetés en nombre identique sur le reng suivant, dimensions du rectangle : 40 cm de haut sur 22 de large, je ne vous indique pas le nombre de mailles parce que j’ai oublié de noter ce que je faisais tout dépendra de la laine choisie).

J’adore le petit côté superhéros et le lardon aussi (un seul petit reproche, il n’est pas très couvrant sur les oreilles).

15. 03. 2015

13 jours que l’on s’est dit au revoir,

75 textos,

20 coups de fil,

Trop d’appels manqués parce que nos emplois du temps sont décalés,

2 gros coups de cafard,

250 « tiens, il ne faut pas oublier de lui raconter ça »,

3 réveils chagrins à chercher sa chaleur,

Et ce soir, remettre les compteurs à zéro…DSC_0043