Sacré Coconuts !

J’aime pas l’automne.

Ce changement de saison m’angoisse, les jours qui raccourcissent me dépriment, la fin des apéros terrasse à tout bout de champ me désole, et ne parlons pas du jour dramatique où force est de constater que, oui, là vraiment, il va falloir remettre des chaussures fermées. F. E.R.M.E.E.S. Bref, j’aime pas l’automne.

Mais il y a quelques jours, je me suis surprise à penser, furtivement, mais tout de même, que finalement, c’était cool de pouvoir à nouveau…. Tiens, tiens, tiens. J’ai donc creusé un peu cette piste et finalement, j’en ai trouvé des petits riens agréables liés au retour de l’automne. Et je les pose ici, en guise de petit pense-bête pour quand, définitivement, je ne pourrai plus faire semblant que quand même c’est presqu’encore l’été ici.

 

J’aurais bien rajouté la beauté des forêts qui changent de couleur mais, bon, y en a pas des masses par ici !

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Et vous, c’est quoi vos trucs qui rendent l’automne cool ?

 

17. 08. 2016

Cela fait plusieurs années que, pour diverses raisons, je passe des étés allant de moyen à globalement bien pourri. Cette année j’ai décidé que ça commençait à bien faire, ce cycle d’étés gâchés, et que bon, les diverses raisons, ça suffisait aussi. Je me suis bien appliqué, il y a eu quelques moments un peu down mais je suis plutôt fière de moi : j’ai réussi à l’avoir mon bel été !

En vrac : transformer la « liste des choses que j’aimerais faire mais que je ne fais pas » en « liste des choses que je dois arrêter de ne pas faire », pour commencer le Festival des Jardins de Chaumont sur Loire, la balade sur l’éléphant des Machines de l’île à Nantes, la Bretagne / affronter mon chagrin et passer une jolie soirée dans ce qui sera peut-être ma future ville / dormir dans une maison troglodyte / retrouver avec plaisir et motivation le chemin de la piscine / savourer chaque minute d’un week-end bien trop court dans ma maison tarnaise étonnamment vide d’enfant pour une fois / petit déjeuner au soleil sur la plus belle place du monde / revoir de fond en comble ma manière de consommer, objectif : atteindre le presque zéro déchet / remettre en service mes aiguilles et ma laine pour un projet au long cours qui me ravit / respirer l’air qui embaume le blé fraîchement coupé de ma campagne lorraine / passer du temps avec ma sœur et unique / avoir un coup de cœur foudroyant pour une maison, se projeter, grave, se souvenir d’autres projets incompatibles avec l’achat d’une maison ici mais continuer à y penser beaucoup / aimer à nouveau Avignon passé le choc du retour dans cette ville souvent sale, envahie par les touristes, à l’ambiance parfois pesante ; merci les Corps Saints, les Teinturiers, les petites rues secrètes et les amis / regarder les kids jouer, chanter, s’émerveiller, rire, grandir et décider que tant que ça continue comme ça, rien n’est vraiment grave.

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 De tous les points de vue, on a bien besoin en ce moment de chaleur et de lumière.
De chaleur lumineuse pour réchauffer les cœurs et les esprits meurtris par cette drôle de fin d’année, par les drames qu’on sait et par d’autres, plus intimes, et de lumière chaleureuse pour tenter de lutter contre la grisaille qui ne s’affiche pas forcément que dans le ciel.

Alors, j’allume les guirlandes, les petites lampes, les bougies et comme ça ne suffisait pas encore, avec les kids, on s’est lancé dans ces petits photophores total récup’ qui nous ont bien plu.

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Encore une fois c’est simplissime, il vous faudra :

Des petits pots en verre

Des chutes de tissu

Du vernis colle

Des ciseaux

Des bougies chauffe-plat

Faut-il vraiment que je donne plus d’explications ?

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Et maintenant, ces trois petites loupiotes, souvenir d’un joli moment avec les kids, veillent d’une douce et chaude lumière sur nos soirées.

 

09. 11. 2015

Ces soirs-là, ils sont carrément moins funky que ces soirées-là.
Ces soirs-là, ça commence avec une arrivée in extremis à l’école où tu es accompagnée par un début de migraine.
Ces soirs-là, ton grand est fatigué, peine sur ses devoirs et tu dois chercher loin en toi les ressources pour rester zen (t, t, t, t, T-A, ça fait TA, bordel de bite de poney), ça n’arrange pas ton début de migraine.
Ces soirs-là, ta petite ne trouve apparemment pas d’autre moyen que de se rouler par terre en hurlant pour attirer ton attention. Migraine, vous avez dit migraine ?
Ces soirs-là, tu deales une histoire longue contre une mise en pyjama en autonomie. Frappée d’amnésie sévère, tu as oublié que jusqu’à maintenant ça a toujours été un échec. Tu jureras qu’on ne t’y reprendra plus quand, excédée, tu hurleras que le repas est prêt et qu’il est largement temps de se mettre en pyjama.
Ces soirs-là, tu veux te débarrasser de la corvée de vaisselle fissa histoire de bien t’écrouler dès l’extinction des feux. C’eut pu être une bonne idée mais l’autonomie du brossage de dents en parallèle, ça ne fonctionne pas. Non plus. Ta migraine monte d’un nouveau cran.
Ces soir-là, un être étrange (et que tu n’aimerais pas croiser au détour d’une forêt un soir de pleine lune) finit par s’emparer de toi et envoie les gamins au lit après un bisous rapide, sans histoire.
Ces soirs-là, tu as juste envie de pleurer tellement tu te sens en dessous de tout et l’idée qu’il va falloir remettre ça demain fait redoubler tes pleurs.

Ces soirs-là, quand tu retourneras les border avant de te coucher, tu seras émue de retrouver Charlotte dans la même position que quand elle n’était qu’un tout petit bébé et attendrie de voir Quentin serrer fort contre lui ton foulard. Et là, ô miracle de la maternité toujours renouvelé, tu les oublieras, ces soirs-là, juste heureuse de sentir là, tout près de toi, la chair de ta chair, tes biens les plus précieux au monde (je grandiloque, si je veux!). Et demain matin, c’est avec une énergie dont tu ne sais pas trop bien où elle se cachait la veille que tu ouvriras les yeux sur un jour tout neuf.

Bon, il y a aussi ces matins-là, mais ça, c’est une autre histoire.

Mon quetschou,

Toi et moi, en ce moment, c’est loin d’être bleu comme un ciel sans nuage, on passe du gris colère au rose bisous d’amour fou en passant par le jaune fou rire en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Toi et moi, en ce moment, c’est une palette d’émotions plus chamarrée que celle d’un peintre expressionniste. C’est usant, souvent, agaçant aussi mais surtout beau et réjouissant : tu nous apportes, à ton frère et moi, ce petit grain de folie qui rend la vie plus belle et qui n’appartient qu’à toi.

Tu as eu 4 ans cette semaine, et ce grain de folie, j’espère très fort que tu vas réussir à le cultiver comme tu le fais depuis ta naissance et que rien, ni les autres, ni même moi parfois qui me sent dépassée, ne réussiront à te l’enlever.

Happy 4 ma doucette !

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Cette série de photo prises lors d’un week-end de fin du mois d’août au bord du Tarn n’a rien à voir mais je profite de l’occasion pour la poster ici, ma douce y est tellement lumineuse et je trouve que son côté feu-follet y est particulièrement sensible !

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11. 06. 2015

C’était quelque part au mois de mai. Ta sœur, invitée à un anniversaire, nous a clairement fait comprendre qu’il était temps qu’on s’en aille. Tu as un peu hésité sur le pas de la porte, ça t’aurait bien plu de rester dans cette maison où l’on se sent si bien. Mais non, c’était la matinée des petits. Et puis la promesse de ces quelques heures avec moi, c’était pas mal aussi, ça arrive tellement rarement que tu m’aies pour toi tout seul.

On s’est mis en route pour une petite balade et, du début à la fin, ta main dans la mienne. Mon si grand, mon tout petit.
Les histoires de l’école, les platanes qui ont été coupés, la fête des 6 ans en préparation, les sorties à la ferme, à la piscine… Et toujours ta main dans la mienne.

Et cette semaine, tu as eu 6 ans. J’ai repensé à ce moment totalement dingue où des vagues d’un amour quasi animal m’ont submergée un beau matin de juin et je me suis dis que vraiment j’avais de la chance de t’avoir, j’ai pris le temps de te regarder attentivement, j’ai eu un peu de mal à retrouver dans ton visage qui change les traits de cette toute petite créature qu’on a posée sur moi il y a 6 ans.
Dis, mon si grand, mon tout petit, tu la gardes encore longtemps, hein, ta main dans la mienne ?

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31. 03. 2015

Charlotte a un tempérament pour le moins… volcanique. Avec elle, on n’est jamais dans la demie-mesure. Ses gâtés* sont des gros gâtés, ses blagues sont très drôles, ses réflexions toujours piquantes, sa concentration peut être extrême et ses colères, et bien , elles sont à son image, très intenses.

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Depuis quelques jours semaines, j’ai l’impression d’avoir affaire à une grenade dégoupillée qui peut éclater à n’importe quel moment. Ma première réaction a été de marcher sur des œufs et de prévenir les situations à risque. Pas de bol, le moindre geste du quotidien peut-être un déclencheur. Je me rends compte qu’il serait bien plus efficace de lui apprendre à gérer les émotions négatives qui sont à l’origine de sa colère, principalement la frustration : la frustration de ne pas pouvoir faire ce qu’elle veut quand elle l’a décidé et de ne pas pouvoir faire que ce qu’elle veut (c’est pas un problème qui est sensé se régler plus tôt ?!!). Je suis un peu démunie sur cet axe là.

Le détournement d’attention marche pas trop mal : « Charlotte, on ne peut pas aller voir la voisine (c’est la dealeuse de dessins animés!) maintenant mais en rentrant on va préparer ensemble un gâteau »; encore faut-il que j’ai de mon côté la ressource d’y faire appel.

Et puis parfois la crise éclate, elle se laisse tellement emporter par la violence de ses émotions que je ne peux même pas la toucher pour tenter de la « ramener » par un contact physique bienveillant. Je reste alors à côté d’elle, en lui disant qu’elle peut venir vers moi dès qu’elle en a besoin. Tout se termine par un énorme câlin qui l’apaise et la rassure.

Et puis parfois malheureusement, c’est moi qui éclate… Paraîtrait que les chiens ne font pas des chats.
Je suis un peu perdue par rapport à tout ça alors tous vos conseils et expériences sont plus que bienvenus.

*Charlotte en  vraie péquelette** du sud ne fait pas des câlins mais des gâtés !
**la petite

 

09. 02. 2015

On avait décidé de partir dans les Pyrénées montrer la neige à Quentin et Charlotte, ces pauvres petiots qui ne l’avaient jamais vue !

On avait prévu un grand camion pour caser tout notre petit monde, un énorme pique nique, des couvertures pour se tenir chaud pendant le trajet, de la bonne musique.

Et puis, il m’a regardée et m’a dit « on se complique la vie non ? ».

On a quand même pris notre camion, le pique nique, les couvertures et la musique, on a roulé un peu, et au détour d’un village, on a aperçu un chemin recouvert de neige immaculée qui semblait parfait pour faire des glissades. On a garé le camion, on s’est tous bien emmitouflé, Charlotte a trouvé qu’on ressemblait à des cosmonautes !

Et en remontant le chemin, après l’avoir descendu et remonté et redescendu et remonté, des prés recouverts de neige toute fraîche, la forêt enneigée, le petit souffle de vent qui fait voler les flocons. Terrain de jeu parfait pour se rouler dans la neige, faire une bataille de boule de neige, tenter un bonhomme de neige…

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Et puis, très vite, les premiers « j’ai froid », les premières chutes tête la première dans la neige, les premiers gants qui se perdent et qui laissent les mains gelées.

Alors, on a profité d’une dernière descente de luge avant de rentrer au chaud pour un goûter bien mérité.

Et sur le chemin du retour, quand les enfants m’ont dit que de tout le week-end, ce qu’ils avaient préféré c’était ces moments, au final assez brefs, passés à découvrir la neige, je me dis qu’on a bien fait de ne pas se compliquer la vie et que si pour nos yeux de grands, cette petite sortie ce n’était pas grand chose, à hauteur de lardons, c’était bien l’aventure qu’on leur avait promis.

Mercredi 7 janvier, j’avais projeté de prendre la soirée pour écrire tranquillement un petit billet récapitulant en photo notre année 2014 et réfléchir à ce que je voulais pour 2015.

L’histoire en a décidé autrement et après quelques jours en apnée le téléphone dans la main, j’ai eu besoin d’un repli sur mon cocon pour récupérer, j’ai été bien aidée par des petits virus qui m’ont accompagnée toute la semaine dernière mais je crois que ça y est je suis repartie !

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Charlotte, Quentin et moi, on vous souhaite donc une année 2015 pleine de joie et de tolérance. Pas gagné, gagné mais on va y travailler, à notre petit niveau, par petites touches, tout au long de cette année, en espérant que les petites graines qu’on aura semé se fortifieront dans les années à venir.

27. 11. 2014

Le jeudi soir, c’est un moment vraiment particulier dans ma semaine. Celui où je quitte le travail un peu plus tard sans laisser des dossiers en plan, celui où je ne cours pas pour être à l’heure à l’école, celui où la maison est bien vide et silencieuse.Il a fallu apprendre à les gérer, ces moments-là, pleins d’un désoeuvrement (malgré une to-do list titanesque) prêt à se transformer en déprime.

Et si on essayait de prendre les choses autrement, juste pour voir ? Et si j’en profitais pour faire tout ce que je ne peux pas faire les autres soirs, ceux avec enfants ? Filer au ciné en sortant du boulot, paresser à une terrasse quand le temps est agréable (pas ce soir donc!), prendre un bon bouquin en sirotant tranquillement mon thé préféré et laisser filer les pages sans me soucier de l’horloge qui tourne… Les courses, le ménage et autres joyeusetés peuvent bien attendre, le jeudi soir, c’est mon moment à moi sans contrainte.

Depuis que j’ai instauré ce petit rituel, le jeudi matin, après avoir déposé les lardons à l’école, j’ai toujours le cœur serré mais j’ai aussi un léger sourire en songeant à la petite douceur que je me réserve pour le soir.

Je vous laisse, mon thé risquerait de refroidir, avouez que ce serait dommage !