Sacré Coconuts !
09. 11. 2015

Ces soirs-là, ils sont carrément moins funky que ces soirées-là.
Ces soirs-là, ça commence avec une arrivée in extremis à l’école où tu es accompagnée par un début de migraine.
Ces soirs-là, ton grand est fatigué, peine sur ses devoirs et tu dois chercher loin en toi les ressources pour rester zen (t, t, t, t, T-A, ça fait TA, bordel de bite de poney), ça n’arrange pas ton début de migraine.
Ces soirs-là, ta petite ne trouve apparemment pas d’autre moyen que de se rouler par terre en hurlant pour attirer ton attention. Migraine, vous avez dit migraine ?
Ces soirs-là, tu deales une histoire longue contre une mise en pyjama en autonomie. Frappée d’amnésie sévère, tu as oublié que jusqu’à maintenant ça a toujours été un échec. Tu jureras qu’on ne t’y reprendra plus quand, excédée, tu hurleras que le repas est prêt et qu’il est largement temps de se mettre en pyjama.
Ces soirs-là, tu veux te débarrasser de la corvée de vaisselle fissa histoire de bien t’écrouler dès l’extinction des feux. C’eut pu être une bonne idée mais l’autonomie du brossage de dents en parallèle, ça ne fonctionne pas. Non plus. Ta migraine monte d’un nouveau cran.
Ces soir-là, un être étrange (et que tu n’aimerais pas croiser au détour d’une forêt un soir de pleine lune) finit par s’emparer de toi et envoie les gamins au lit après un bisous rapide, sans histoire.
Ces soirs-là, tu as juste envie de pleurer tellement tu te sens en dessous de tout et l’idée qu’il va falloir remettre ça demain fait redoubler tes pleurs.

Ces soirs-là, quand tu retourneras les border avant de te coucher, tu seras émue de retrouver Charlotte dans la même position que quand elle n’était qu’un tout petit bébé et attendrie de voir Quentin serrer fort contre lui ton foulard. Et là, ô miracle de la maternité toujours renouvelé, tu les oublieras, ces soirs-là, juste heureuse de sentir là, tout près de toi, la chair de ta chair, tes biens les plus précieux au monde (je grandiloque, si je veux!). Et demain matin, c’est avec une énergie dont tu ne sais pas trop bien où elle se cachait la veille que tu ouvriras les yeux sur un jour tout neuf.

Bon, il y a aussi ces matins-là, mais ça, c’est une autre histoire.

5 réponses à “Ces soirs-là”

  1. yeahyeahgirl dit :

    mais c’est tellement vrai … la maternité te donne une capacité incroyable : tout oublier juste en ayant dormi …

  2. Anne dit :

    et à quelques pâtés de maison il doit y avoir mes cris qui résonnent aussi… Et ce même sentiment de les aimer toujours plus, en allant les voir, avant de s’endormir… Ah ces soirs là….

  3. mybrouhaha dit :

    comme je te comprends, comme je t’admire. Je sais que tu vas me dire que de toute manière tu n’as tout simplement pas le choix. Mais ça n’empêche pas que ces soirs-là sont parfois sacrément difficiles. je t’embrasse

  4. minisushi dit :

    il faut dire que toute seule pour tout gérer ça doit etre bien compliqué… je te tire mon chapeau et t’envoie plein de gros bisous

  5. Miss thelma dit :

    C’est tout à fait ça ☺ en version joliment dit!
    Ils sont autant fortiches pour nous faire tourner en bourrique que pour nous rendre tout chamallow ☺

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